06.10.2009

Faire de la politique autrement (3)

 

 

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Puisque les régionales sont là, comment voyons nous le candidat idéal ?

 

Pour l'imaginer, plaçons nous dans la peau du citoyen qui va voter. Quelles sont ses motivations lorsqu’il place le bulletin dans l’urne ?

 

 

L’électeur choisit le candidat qu'il croit capable de tenir compte de lui

 

C'est donc l'électeur qui doit être amené à "réviser ses critères", c'est à dire son positionnement habituel par rapport aux programmes des partis. Ce qu'il en attend.


 

Ainsi, quand Sarkozy est arrivé en 2007, la crise mondiale était déjà annoncée et il a apporté des mesures qui n'ont fait qu'enfoncer la France un peu plus. Et qu’auraient fait le PS ou le Modem ? Je ne suis pas sûre, à regarder leur travail ces dernières années, qu’ils auraient été plus respectueux de tous les Français.


Pourtant, Sarkozy a été élu démocratiquement parce que la majorité de ceux qui ont voté ont cru que c’était leur intérêt. Ils n’en avaient rien à faire des autres, de ceux qui manifestent aujourd’hui juste lorsqu’on touche à leurs privilèges…


 

Il existe pourtant un moyen de tenir compte de toutes les familles politiques qui composent une nation (ou une région) C’est avec cette seule assurance que tous les citoyens se rassembleront et chemineront ensemble sur une même voie. Parce qu’ils y trouveront leur intérêt. Ils seront sûrs de ne pas être laissés sur le carreau. C’est ce projet que porte le candidat idéal.


 


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Lorsque j’imagine le candidat capable de gérer la diversité, de tenir compte des besoins de toutes les familles qui composent la population... Je l’imagine avant tout détaché du sentiment d’appartenance à sa famille politique. Non pas qu’il la renie, non. Mais qu’il ait la capacité de se placer au dessus pour les regarder toutes. Qu’il soit capable de choisir les politiques publiques prioritaires en dehors de toute influence de lobby, d’intérêts personnels. Ceci ne peut se faire qu’autour d’une table et avec les personnes concernées par cette politique en projet ; avec aussi des experts, quelle que soit leur appartenance à une famille politique, qui ont la prudence de clarifier l’objectif et de se projeter dans l’avenir afin d’en étudier toutes les éventualités. Oui, des personnes capables de prendre en compte l’impact qu’une telle politique peut avoir sur telle ou telle partie de la population à tel ou tel moment, des personnes capables de renoncer aussi, parfois, mais en sachant pourquoi, ce que ça apportera et ce que ça enlèvera évitant ainsi les frustrations d'une minorité; des personnes capables de l’expliquer à ceux qui leur ont fait confiance au point d’en faire leurs représentants autour de cette table....


Plutôt que de débiter des promesses électorales, le candidat idéal saura faire prendre conscience à chacun que le projet n’est réalisable que si chacun y participe dans cette optique. Et que c’est l’engagement de tous qui les fera gagner tous.


Il sera conscient du travail à accomplir, de l’importance d’effectuer ensemble : citoyens, adhérents, militants de toutes sensibilités, cet apprentissage du seul projet capable d’infléchir une politique dure, partisane, répressive dans un sens différent, dans le sens du respect et de l’équité.


Allons plus loin même, pour les régionales par exemple, avant de composer une liste et de calculer quelle alliance fera gagner l’un ou l’autre…Les citoyens se sentant concernés, les politiques, les adhérents de tous les partis qui composent la région ont le devoir de se rassembler, d’exprimer leurs vœux, leurs objectifs, la façon dont ils s’y prendront pour régler les problèmes de la région, de s’entendre pour trouver un projet satisfaisant toutes les parties. N’est-ce pas cela placer l’homme au centre du projet ? N’est-ce pas pour cela que nous nous engageons tous dans l’action politique ?

 

 


Qu’en est-il de la réalité ?

 

Combien d’hommes valables parmi tous les chefs de partis vénaux, les élus locaux, ces calculateurs fixés sur la seule gagne de leur groupe ? Ils en sont déjà tous aux tractations occultes sans se soucier un instant des besoins de l’une ou l’autre des parties de la population qui composent la région.

Notre gouvernement actuel, les partis politiques semblent le parfait contre-exemple de ce que je propose et pense possible. L'argent , le mensonge partout... La crise, les échecs électoraux peuvent-ils avoir des effets vertueux sur nos gouvernants et élus?

 

Sans doute pas sur eux tant ils sont fixés sur leurs seuls objectifs électoraux.


Je me souviens d’une commission de préparation aux élections municipales à Marseille. Un animateur est passé voir les propositions auxquelles nous travaillions dans l’atelier. Séduit par une idée il a demandé des explications. Je lui ai donc expliqué de quelle manière nous travaillions et vérifions la faisabilité de cette proposition. Sa réponse fut cinglante et très révélatrice.


« On n’en a rien à foutre que le projet soit réalisable. Il suffit que le slogan soit séduisant ! »


Pourtant, lorsqu’on observe la désertion des adhérents des partis, la division au sein des organisations et la création de plusieurs mouvements de résistance, on voit bien que les citoyens cherchent autre chose.


Seulement, les familles de sensibilités auxquelles ils adhèrent ne font que s’opposer, se battre pour proposer une réforme plus séduisante que les autres partis… Avant que les autres ne la proposent surtout…Ils construisent leurs partis avec des figures de proue, des figures reconnues pour s’assurer le vote de l’un ou l’autre… Et c’est reparti...

J’avais rencontré Jean Luc Bennahmias à l’époque où nous travaillions à ces commissions pour les Municipales. A l’époque, François Bayrou hésitait encore à nommer Jacques Rocca Serra ou Jean Luc Bennahmias comme président de la fédération. J’exprimais donc mon étonnement face à l’agressivité des propos de JLB à l’encontre de François Bayrou. Il accusait entre autre  le Béarnais de faire perdre du temps à son lancement de campagne. Je l’ai donc naturellement invité à se joindre à nous pour travailler au projet du candidat, qui qu’il soit. Pour faire gagner la démocratie…

Sa réponse fut celle-ci

 

« Je ne travaillerai pas à la campagne municipale si je ne suis pas le président de la fédération»

Et c’est lui qui est président du Modem 13, député européen… Et dans ses rêves il a même choisi d’être ministre des sports dès 2012…

 

S’il y a un moyen de vivre des élections autrement, il n’y a plus de temps à perdre… Il faut frapper fort et tous ensemble. Donc, dans chaque région, les gens qui croient vraiment que la politique doit se pratiquer autrement, uniquement ceux qui pensent que leur mission, celle du citoyen responsable, est le réel projet, pas celui des mots mais celui de  « tous ensemble , » pourraient se rassembler. Qu’ils soient des nouveaux en politique, des anciens, UMP, Verts, Socialistes, Modem, quels qu’aient été leurs choix aux scrutins précédents, qu’ils se regroupent, s’organisent. Commencent à réfléchir à leur action avant d’aligner des noms sur des listes. Qu’ils choisissent ensemble les membres de leur liste. Pas d’auto proclamation mais un appel venant d’abord des choix de tous les citoyens qui se seront rassemblés à cette occasion, ceux qui veulent agir. Et qu'ils se gardent de servir seulement la cause d'un chef de file avant qu'il n'ait été choisi par tous et après qu'il ait travaillé au projet commun sans orienter la stratégie à des fins personnelles.


De toute façon, un leader s’impose naturellement par ce qu’il est naturellement. Qu’ils apprennent à travailler ensemble avant, parce que c’est comme ça qu’on détermine la compétence des gens, pas sur le critère de renommée…. Qu’ils se donnent le choix d’autres candidats que ceux qui sont le fruit des tractations de leurs chefs de partis.



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Ce ne sont pas les musiciens qui remplissent les salles de concerts et ce ne sont pas les chefs de partis qui remplissent les urnes. Alors, pour cette fois, donnez vous les moyens de voter pour vous.

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Commentaires

Tu écrits: " S’il y a un moyen de vivre des élections autrement, il n’y a plus de temps à perdre… Il faut frapper fort et tous ensemble. Donc, dans chaque région, les gens qui croient vraiment que la politique doit se pratiquer autrement, uniquement ceux qui pensent que leur mission, celle du citoyen responsable, est le réel projet, pas celui des mots mais celui de « tous ensemble , » pourraient se rassembler. Qu’ils soient des nouveaux en politique, des anciens, UMP, Verts, Socialistes, Modem, quels qu’aient été leurs choix aux scrutins précédents, qu’ils se regroupent, s’organisent. Commencent à réfléchir à leur action avant d’aligner des noms sur des listes. Qu’ils choisissent ensemble les membres de leur liste. Pas d’auto proclamation mais un appel venant d’abord des choix de tous les citoyens qui se seront rassemblés à cette occasion, ceux qui veulent agir. Et qu'ils se gardent de servir seulement la cause d'un chef de file avant qu'il n'ait été choisi par tous et après qu'il ait travaillé au projet commun sans orienter la stratégie à des fins personnelles."

Et comment ils se réunissent tous ensemble ? Qui va prendre l'initiative d'organiser ce rassemblement ? Qui va lancer le débat ? Qui va l'animer sans parti pris ? Qui va tirer les conclusions des grandes lignes et mettre noir sur blanc les propositions ?

Beaucoup de questions pratiques qui restent en suspens !!!

J'ai bien peur qu'un tel rassemblement ne se réalise pas tout seul...

Ecrit par : indépendant13 | 06.10.2009

@ Passage
Beau travail de réflexion qui pourrait constituer une fiche aide-mémoire précieuse.

Si JLB t'a dit ça au moment de la préparation des municipales, cela montre sa grande capacité à faire abstraction de sa personne pour oeuvrer au service du collectif. Et il se prétend sportif après ça, quid de l'esprit d'équipe ;-)

Ecrit par : Thierry P. | 06.10.2009

Françoise, Je partage cette analyse, mais je reste sceptique sur son opérationalité.

Pour reprendre le questionnement d'Indépendant13, il faut un initiateur ou plutôt des initiateurs. Des femmes et des hommes qui ne s'inscrivent pas dans l'équation politique actuelle et se montrent conscients des enjeux de la société. Des gens capables d'assumer le dépassement et faire la politique AUTREMENT.

Comment ce groupe se forme-t-il? Qui pourra s'intéresser à la cause publique sans être dans la "mainstream" (la pensée politique dominante)?

Mais faut-il nécessairement le faire naître d'un trépas politique.

Pourquoi ne le faire naître de l'intérieur?

J'avoue que la question est fort compliquée et mérite une analyse profonde.
L'histoire politique nous montre que la naissance d'un groupe politique se fait toujours sur un idéal. La pratique fait oublié rapidement l'idéal.

La question du leader n'est pas si facile. Je ne crois pas au processus naturel en politique. Le leader est souvent le fruit d'un processus. D'argument en argument, le débat fait émerger celle ou celui qui s'impose comme leader. Cela ne se fait point sans dégat dans un groupe. Jamais un leader n'est apparu sans faire naître des adversaires et donc des divisions.

Ce qui maintien les partis (comme systèmes) est une cascade de rentiers où tout le monde tire profit, chacun à son niveau. Le clientélisme est ainsi érigé comme relégion.

Mes échanges avec des collègues suédois s'avèrent très éclairant sur cette question.

Ecrit par : Walid | 07.10.2009

il y aurait la possibilité de réunir un tas de monde, cela existe déjà...

Il y a ATTAC par exemple, hier soir j'ai assisté à l'une de leur réunion sur Aix en Provence, il s'agissait d'une projection d'un film sur l'eau...et la dénonciation de ceux qui comme NESLE,COCA-COLA,DANONE se gavent avec la commercialisation de l'eau.

Il y a DESIR D AVENIR...qui me tenterait aussi, mais qui a déjà son leader et c'est ce qui me bloque...

Voila donc des possibilités de se rassembler sans forcement appartenir à un Parti traditionnel...Ce qui me gène un peu c'est la couleur politique de l'un comme de l'autre...Ni a t-il pas d'autres moyens de se rassembler sans qu'il n'y ait derrière un courant dominateur qui sommeille ?

Ecrit par : indépendant13 | 07.10.2009

@ Indépendant 13

Il suffit de 10 personnes qui comprennent réellement la démarche, qui lancent une campagne d'information dans leur secteur; des personnes capables de prendre des initiatives, de rassembler des individus en leur proposant l'apprentissage de ce projet, des personnes capables de justement garder le cap vers l'objectif et qui, plutôt que de mettre noir sur blanc des propositions de campagne dépendantes de l'agenda du président et programmées suivant les flashes d'information choisis tous les matins par les médias, invitent les citoyens à faire l'apprentissage du "travailler ensemble"'dans leur quartier, leur ville, leur région...
La faisabilité est certaine à partir du moment où l'individu est conscient du bien fondé de la mise en place de cette nouvelle pratique.

Souviens de la réunion où tu étais présent il y a plus d'un an.
Qu'est-ce qui a fait échouer ce même projet ?
Le suivisme des individus présents ce jour là. Je me souviens d'une réflexion qui a suivi.
"Je vais en parler à ma tête de liste et si elle ne veut pas de rassemblement, je lâche la liste"
Sa tête de liste a négocié avec les autres têtes de liste et ce fut appelé "un rassemblent" et chacun a pu suivre son petit coq avec bonne conscience... On sait les résultats que ce rassemblement a donné. Ces magouilles entre petits coqs n'a pas séduit quand l'autre projet aurait pu bouleverser les données à ce moment là.
Ce n'est pas ça que j'invite à faire le citoyen. Je l'invite à prendre ses responsabilités. C'est ce qui est le plus difficile tant chacun attend de suivre celui qui porte le plus joli drapeau.
Si une structure se met en place, il est certain que la tâche de "guide" ne pourra leur être confiée qu'après une certaine évaluation. Oui il y aura des critères, pas la renommée ou la situation de l'un ou l'autre... Juste leur compréhension du projet, de sa dimension, la confiance qu'ils ont en sa mise en place et leur envie et leur faculté à la transmettre.

Au départ, il y a l'idée
Ensuite, les autres
Et les moyens...

C'est très simple finalement...

(°o°...

Ecrit par : passage | 07.10.2009

@ Thierry

On va croire que je lui en veux mais... Je n'ai pas eu l'occasion de discuter longuement avec beaucoup d'élus. Je dois reconnaître tout de même que JLB a été sincère ce soir où nous avons échangé idées. Je me souviens d'avoir été agréablement surprise de le voir prendre au sérieux mon point de vue lancé timidement au milieu d'une tablée où chacun abondait dans son sens avant mon intervention. Et si j'utilise ses mots pour dévoiler ce qui se cache derrière les "élus compétents et incontestés" les personnes nommées pour leur notoriété, c'est qu'il est le prototype du politicard qui brasse du vent et qui n'amène rien aux citoyens.
J'aurais pu aussi parler de ses silences associés à un demi sourire entendu juste avant de tourner le dos lorsqu'un adhérent venait lui exprimer ses craintes à propos de certains dysfonctionnements en interne...

Mais il est temps de passer à autre chose et d'avancer vers ce qui compte vraiment, l'Echo...

(*:^...

Ecrit par : passage | 07.10.2009

Je lis ce matin une déclaration de Robert Rochefort, nouveau député européen, qui propose que (le Modem adopte) ’’A LA FOIS UNE STRATEGIE CLAIRE ET UNE TACTIQUE FLUCTUANTE]
C'est devenu ça la lpolitique autrement" !

Ecrit par : Thierry P. | 07.10.2009

Propos de Robert Rochefort relevés ici
http://www.modem47.com/spip.php?article623

Ce billet écrit par un cadre local du Modem illustre ce qu'est la finalité du Modem pour ses hiérarques.
Il ne s'agit en fait que d'une base logistique dont l'objet n'est que de servir l'ambition présidentielle de Monsieur Bayrou.
Qu'il semble loin, très loin, l'objectif de 2007 qui était de "faire de la politique autrement"

Ecrit par : Thierry P. | 07.10.2009

Moi je proposerais "une temporisation opportuniste en attendant le Grand Soir salvateur improbable de 2012" !

Ecrit par : Fotini | 07.10.2009

@ Fotini
Pas mal non plus ;-) Pense à breveter ta formule, elle pourrait en inspirer plus d'un en manque d'inspiration.

Ecrit par : Thierry P. | 07.10.2009

@ Walid


"Pour reprendre le questionnement d'Indépendant13, il faut un initiateur ou plutôt des initiateurs. Des femmes et des hommes qui ne s'inscrivent pas dans l'équation politique actuelle et se montrent conscients des enjeux de la société. Des gens capables d'assumer le dépassement et faire la politique AUTREMENT."

Ces gens là existent parmi tous les citoyens. Même si les vieux automatismes les poussent encore à s'en remettre à ceux qui ont surtout la volonté de faire carrière en politique et de s'affirmer en tant que leader. Ils ne croient pas encore possible de réaliser ce beau projet qu'ils ont au fond du cœur.

Ceux qui se lanceront dans cette démarche d'initiation auront la tâche difficile. Il sera nécessaire de toujours mettre l'accent sur la démarche qui consiste au parti pris de la résolution de tout problème instruite de ses effets évalués, mesurés par la suite afin de mettre en place des actions correctives si nécessaire.

Si je ne crois pas non plus au processus naturel qui amène une personne à occuper la position de leader, j'ai toujours été surprise d'observer à quel point le choix de responsable de projet obéissait souvent à des critères ridicules. Ce qui donnait lieu à des stratégies effarantes tant leurs initiateurs avaient la comprenette limitée à des impératifs réduits à la seule production, par exemple.

Tant de leaders suivis en masse, les uns après les autres, avec tous une grande notoriété, un grand art du discours, nous ont menés à la crise mondiale où nous nous enfonçons chaque jour un peu plus sans qu'aucun d'entre eux n'ose nous dire de faire cet apprentissage que je vous propose aujourd'hui.

Oui, cette proposition est originale parce qu'elle s'adresse à chacun de nous et n'est pas un nouveau parti clé en main, prêt à suivre... Elle demande à tous de se rassembler dignement, chacun fier d'être ce qu'il est, sûr d'être pris en compte, porteur de ses croyances, de ses spécificités, de son histoire et de sa famille d'appartenance. Chacun dépose ses titres et ses médailles devant la porte et travaille à la méthode, ensemble. On vient avec le parti pris de la paix.

C'est là que l'on apprend le plus. Tous à égalité, tous tendus vers l'objectif commun, tous attentifs aux besoins des autres, respectant leur prise de parole tout en ne la monopolisant pas non plus. C'est là que l'on découvre les compétences des uns et des autres... Naturellement.

Cette manière d'obliger les membres à venir nus de leur notoriété et de leur statut, permet de détecter dès le départ ceux dont la motivation est autre que le bien commun...

Lorsque ces ambitieux constateront que cette règle rend possible tout le reste et donne tout son sens à la démarche, ils comprendront qu'elle est le gage d'une réussite citoyenne éclaboussante, le succès est plus séduisant que l'échec. C'est peut-être ce qui les mènera à s'engager eux aussi dans cette reprise de contrôle du citoyen sur les politiques qui dessinent leur histoire et leur laisse juste le choix entre l'accepter ou s'y opposer.

Qu'est-ce qu'un initiateur Walid ?


(°!^...

Ecrit par : passage | 07.10.2009

@ Thierry

Si je trouve amusant de lire que, de l'aveu de Bernard Gandchamp, la présence personnelle des adhérents Modem tient à leur volonté de voir François Bayrou président en 2012, il faut reconnaître que les stratégies mises en place par les élus et suivies par les adhérents ne peuvent que confirmer cette affirmation.

J'apprécie la clairvoyance de l'auteur du billet quand il appelle à mettre en place des listes autonomes quitte à perdre. Pour montrer à quel point le Modem est désintéressé.
Renoncer pour gagner autre chose que des voies est une démarche que je conçois tout à fait et que j'ai tenté de faire comprendre... Je comptais y venir dans un autre chapitre.
Ce qui est dommage chez Bernard Gandchamp, c'est que ce renoncement ne sert qu'à leurrer puisque l'intention est de convaincre des bonnes intentions de ce parti qui n'a pour but que de faire de François Bayrou un président....


"A LA FOIS UNE STRATEGIE CLAIRE ET UNE TACTIQUE FLUCTUANTE’’

Rires ! Au Modem, ils ont la stratégie claire je trouve...Elle prend tout son sens quand on admet que le but n'est que mener Bayrou jusqu'aux présidentielles. Et pour ce qui est de la tactique fluctuante... C'est exactement celle du Modem, à chaque scrutin... Seuls les résultats se déclinent sur une pente à l'inclinaison constante....

(^:^...

Ecrit par : passage | 07.10.2009

@ Fotini


"une temporisation opportuniste en attendant le Grand Soir salvateur improbable de 2012"

Bien vu ! Si au moins ils avaient le courage de le formuler ainsi...

(°:*...

Ecrit par : passage | 07.10.2009

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