13.12.2009
Copenhague: Une Passe contre un Pass

La maire de Copenhague, Ritt Bjerregaard a tenté une action originale pour lutter contre le réchauffement de l’atmosphère à la conférence sur le climat à l’ONU.
Juste avant l’ouverture de la réunion internationale, elle a adressé des cartes postales aux hôteliers de la ville.

Suzanne Moller, porte parole du syndicat des travailleuses du sexe, est une gagneuse. Piquée, elle a lancé une opération visant à sensibiliser le public sur la qualité discriminatoire de cette initiative sous forme d’une campagne du cœur.

Ainsi, elle informe que les 1400 membres du syndicat des travailleurs du sexe offrent une passe gratuite à tout détenteur d’un pass de délégué à la conférence ou d’une carte d’alerte. Elle les a tout de même convaincus de travailler à l’œil.
Il n’est pas question que l’on prive environ 15000 homopoliticus de sexe pour une question d’argent (135 à 200€ les 30 minutes) Déjà que la cantine est hors de prix !

Il est étrange d'observer que ces membres, en bons petits soldats, n'aient pas trouvé d'autre moyen pour promouvoir leur corps professionnel que d'adopter la posture de la soumission... Pour la reconnaissance.
Si le succès du coup de pub est assuré, il n'en est pas de même pour la réussite commerciale attendue.
Ainsi, seuls quatre homopoliticus ont répondu à l’appel. Ces histoire de fins de soirées libertines que l’on organise après les meetings ou autres seraient-elles juste une légende ?
Il y a une autre explication à ce manque d’entrain. Pour bénéficier de l'offre, il faut quand même, au préalable, décliner son identité sur le site de Suzanne et là… Pour un homopoliticus, ça craint.
Du coup, quelques membres ont décidé de mettre en place une opération plus ciblée pour compenser le manque à gagner de l'opération.

13:45 Publié dans Actualité, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : copenhague, prostitution, réchauffement climatique
04.12.2009
Christian Estrosi: De quoi je me mêle ?

Parents, puisque vous êtes des incapables, je me charge de l’éducation de vos enfants.
Christian Estrosi, inspiré par Hortefeux, l’homme providentiel s’occupe de tout !
Franchement hein ! J’ai pas raison ? Que fait un enfant de moins de 13 ans dehors ? Vous êtes des inconscients !
Alors remerciez moi, vous n’aurez plus à gérer ça. Au nom de la sécurité nationale, j’impose le couvre feu.

Vous n’êtes pas d’accord ? C’est que vous trouvez normal de livrer vos enfants en pâture aux dangers de la rue entre 23 heures et 5 heures. Vous êtes des monstres, des irresponsables, une loi est nécessaire pour protéger vos enfants de votre immaturité.
Et si par malheur votre enfant est trouvé dehors à 23 heures cinq sans adulte responsable pour le surveiller, il y aura une enquête, on vous le ramènera, on dressera un procès verbal.

Et s’il récidive, vous serez condamnés, et votre enfant sera mis sous tutelle.

Parce que voyez vous, nos chiffres parlent ( quand ils sont truqués) et ce sont les enfants de moins de 13 ans qui commettent le plus de crimes entre 23 heures et 5 heures du matin, surtout quand ils ne sont pas accompagnés d’un adulte responsable. Quand ils sont accompagnés d'un adulte irresponsable, ils ne trainent pas dans la rue, pas fous, ils se cachent !
Nous, au gouvernement, nous avons le sens des valeurs à inculquer à vos enfants. On ne plaisante pas avec la morale et on vous l'enseigne chaque jour. C'est Carla qui se charge de montrer l'exemple !
Le jour, tout va bien et ces petites crapules que vous fabriquez par inconscience n’agissent que la nuit dans la rue, principalement les moins de 13 ans ! Bon pour le cas où ils sont accompagnés d'un tonton irresponsable, on ne peut pas le voir sur leur visage... Alors on ne veut pas savoir, du moment qu'ils sont accompagnés d'un adulte c'est bon !
Et puis pensez aux victimes, aux proies que sont ces petits êtres sans défense… C’est quand ils se promènent la nuit, seuls et sans adultes qu’ils se font maltraiter par des moins de 13 ans ! C’est connu ! Ils se font maltraiter dehors…
J’aurais pu mettre un policier devant votre porte, il surveillerait l’heure à laquelle votre enfant entre et sort et vous déchargerait de cette responsabilité. Finalement, les vidéos s'installent petit à petit chez les particuliers et c'est plus pratique.
Vous êtes contents j’espère!
Nous, au gouvernement, nous avons tenté de solutionner ce grave problème de notre jeunesse de moins de 13 ans dans les rues la nuit. Et nous n’avons trouvé que cette solution, punir les parents !

Gare au policier ! Nous vous avons à l’oeil parents indignes !
...
Prochaine réforme prévue: Interdiction de fumer dans les lieux publics pour les moins de 4 ans !

12:34 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, couvre feu moins de 13 ans, ump, politique de la terreur, jeu de l'insécurite, se substituer aux parents, l'injure faite aux parents, hortefeux, estrosi
01.12.2009
Le minaret Suchard
C'est le minaret oublié, car il n'a rien de religieux. Le minaret de Serrières, dans le canton de Neuchâtel, est pourtant exceptionnel: il est le plus vieux de Suisse et il a été construit par le chocolatier Suchard.
09:42 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : suisse, interdiction des minarets, neuchatel, minaret suchard, vote pour l'interdiction, serriere, polémique stupide, beauté du minaret
29.11.2009
Après la vache, bientôt la femme-hublot ?
(Âmes sensibles s’abstenir de regarder la vidéo)
Nous connaissons tous les spécialités fromagères bien françaises et particulièrement les fromages d’Auvergne au bon lait de vache

Nous sommes peut-être moins nombreux à connaître le fromage au lait de femme
Le Petit Singly "au goût teinté d'une pointe de noisette et d'une subtile couleur caramélisée, sa douceur et son fondant ne pourront que vous séduire »

Qui dit production de fromage dit production de lait et contrôle de qualité. Donc l'élevage de femmes est soumis à certaines règles. Pour connaître le régime auquel sont soumises les femmes laitières, cliquez sur le logo
A Theix, en Auvergne, on a une manière plus simple de contrôler la production et la qualité du lait des vaches. On nous dira sans doute que c’est juste pour éviter l’effet de serre…
A quand la femme hublot ?

12:26 Publié dans Actualité, Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fromage au lait de femme, la vache hublot, le petit singly, élevage de vaches, élevage de femmes theix auvergne, ab
23.11.2009
Même pas peur…

Elle est là, elle nous guette, nous terrorise. Tout doucement, inéluctablement, sans que nous puissions savoir quels seront ses effets demain ou dans un mois, elle nous affaiblit graduellement, perverse.
On commence par s’y habituer en observant ses ravages sur les autres avant même de comprendre qu’elle nous ronge déjà de l’intérieur, qu’elle nous imprègne, qu’elle gagne du terrain pour arriver, demain peut-être, au point de non retour. On se réjouit presque d’être affaibli puisque encore vivant.
Elle est coupable de tous nos maux. On nous le dit assez à la télé, à la radio, dans les journaux, sur la toile. Elle est la réponse. Elle est l’excuse. Elle est l’argument que l’on brandit pour justifier l’injustifiable.
Parfois, dans un sursaut, on lutte. On pousse à droite, on pousse à gauche, on se révolte, on plonge dans la résistance. On s'affaire de toute part, on théorise, on explique. On veut se persuader que l’on peut changer les choses parce qu’on ne veut pas croire qu’elle prendra tout, de toute façon. Et on se bat, on prend les armes, on adhère ou on milite, ici pour se protéger, ou là pour mieux combattre. On s’accroche à n’importe quoi pourvu que ce n’importe quoi brandisse la promesse de nous rendre le paradis sur terre … On fait ce qu’on peut face à la crise financière…
Et l’on a tellement peur de cette crise qu’elle paralyse, qu’elle obsède au point que l’on n’a plus la faculté de saisir qu’elle n’est que la partie apparente de l’iceberg, qu’une facette parmi tant d’autres du grand chamboulement qui gronde déjà au cœur de notre civilisation.
Nous sommes juste au passage, entre la fin d’une ère et le début de l’autre. La crise n’est pas responsable, non… Au contraire, elle en est le signe annonciateur. Elle nous place simplement face à notre réalité.
Ce bouleversement est naturel, irréversible, il est la conséquence du génie de l’Homme, celui qui lui permet de ruiner la civilisation toute entière pour peu qu’il en tire lui même du profit. Celui qui l’a fait, jusqu’ici, s’autoriser à mépriser tout ce qui lui était inutile, étranger, gênant, sans concevoir un instant qu’il mettait là, en place, siècle après siècle, le dispositif le plus parfait, le plus puissant, programmé pour le perdre. La mécanique de l’asservissement.
Des interrogations s’imposent alors à l’esprit, quand la splendeur d’un paysage, le rayonnement d’un être lumineux, ou l’optimisme d’une fraîche pensée, lui font toucher du doigt la perfection, et le libèrent un temps des préoccupations qui le squattent habituellement au prétexte de la crise.
«Je ne suis pas né pour ça… Mais qu’est-ce que j’ai fait pour me retrouver au cœur de la tourmente, seul, nu, désorienté ? A quoi puis-je aspirer dans ce monde en dérive ? Est-ce que je suis à ma place ? Qu’est-ce que je pourrais bien faire ? Est-ce que je sais au moins le sens que je veux donner à ma vie ? Je suis bien là, vivant, mais au fond… Qui suis-je ? »
On se donne les réponses que l’on peut en fonction de ses propres croyances forgées sur ses expériences, son environnement, son éducation, ses propres peurs et ses défenses. On sait à cet instant, confusément mais sûrement, que son salut en dépend.
Si l’on admet généralement que l’on est un humain parmi les humains avec tout ce qui les définit, on se reconnaît souvent plus particulièrement dans une communauté regroupant des caractères spécifiques. Alors on s’identifie à cette famille au sein de laquelle on se gomme pour ne plus adopter que l’identité d’un stéréotype, au détriment de la conscience de la sienne propre. Dans ce cas, on finit par ne plus percevoir la société que sous l’influence de cette micro culture, on s’approprie le sens qu’elle donne à son destin au point de nier le bien fondé de celui que se donnent les autres groupes d’humains. On choisit sa mission, bien cloisonnée, pour se différencier d’eux, pour qu’il n’y ait pas confusion des genres,. Cette mission qui permet de donner réalité au monde tel qu’on le conçoit, le même pour tous les individus qui composent son groupe d’appartenance, rejette par là même le possible d’un monde plus accueillant pour tous.

Et puis, ici ou là, il arrive que l’on perçoive un jour, dans tout son être, sa propre identité . Cette révélation est éblouissante. Soudain, on découvre que l’on n’est pas juste le nom auquel on répond quand les autres le prononcent. On est bien plus que ça, on le ressent dans sa chair, et la perception de l’environnement est alors toute autre. On prend soudain conscience de son unicité, de la spécificité de sa conception de l’existence et par conséquence de la diversité de celles des individus qui vivent sur la planète.
Cette perception de soi, de l’environnement, permet d’exercer sa faculté de raisonnement et d’en tirer des conséquences, les croyances. Elles sont nombreuses et, une fois organisées, elles forment le modèle du monde. Elles motivent, elles déterminent les choix, les attitudes et les comportements.

Cette appréciation entraîne la prise de conscience des limites du cadre dans lequel on évolue ainsi que de la mécanique d’asservissement qu’il met lui-même en place. C’est l’autonomie, la liberté de pensée qui permet de considérer la normalité à laquelle soumet toute communauté, la première étant sa propre famille. On comprend alors que chaque groupe, chaque organisation qui se crée et promet d’affranchir l’humanité du joug : du capitalisme, des médias, d’autres humains, de la terreur, de la consommation, de la production, des fluctuation du marché boursier, des lobbies, de la mafia … Ne fait que reproduire et encourager ce mécanisme d’asservissement en n’attendant des individus qui le composent qu’obéissance aux règles instaurées.
Il découle donc de ces considérations qu’il est aussi dangereux de se méfier de ces pseudo pédagogues qui instrumentalisent la lutte contre la répression pour mieux aveugler et soumettre au totalitarisme pour le compte de leurs seules ambitions. Il suffit pour s’en convaincre, d’observer les actions inacceptables perpétrées dans les partis politiques qu’un membre finit par trouver acceptables au risque de remettre en question le bien fondé de sa dépendance à celui qu’il soutient dans une complète addiction. Ce serait renoncer à son identité… Par procuration.
Ce sont sans doute les jeunes qui donneront le ton. Troublés, aujourd’hui, face à un non avenir des plus certains programmé par leurs ainés et puisqu’ils n’ont rien à perdre, ils s’engageront dans des actions des protestation, dans des débats d’où naîtra de leur imagination la croyance qu’un autre monde est possible.
Parce que, finalement, la première démarche que l’humain doit accomplir, c’est celle de s’affranchir de cette croyance bien ancrée dans son esprit, la plus grande tromperie que l’Homme a inventée pour justifier la mécanique à asservir, celle qui est la base de tout endoctrinement, le postulat qui tue :
« La réalité actuelle est la seule possible, et même, elle est justifiée par le fait qu’il n’en existe pas d’autre. »
On s’en imprègne c’est même l’argument que l’on reçoit en retour d’une invitation à travailler à une autre réalité.
« C’est bien gentil, il faut toujours tendre vers un idéal… Mais la réalité est bien là avec la crise, le réchauffement de la planète, il faut faire avec, le reste n’est qu’utopie et l’on n’a pas de temps à perdre, on veut du concret ! »
Et si l’utopie était justement de croire qu’il n’y a pas d’autre réalité possible ?
En suivant le lien du tract, vous prendrez connaissance d’autres points de vue qui rejoignent mon raisonnement d’une certaine manière. Je trouve cette initiative intéressante et c'est pourquoi j'en fais écho...
16:27 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : machine à asservir, croyances, identité, bouleversement de la civilisation, vision du monde, voila la question conformisme, liberté de penser
18.10.2009
Certaines photos valent mieux qu'un long discours !
09:01 Publié dans insolite, Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : certaines photos valent mieux qu'un long discours, resse?..pire, encore
19.06.2009
Le conformisme
« l’acceptation de l’ordre social par les populations occidentales est désormais assurée moins par la répression que par la séduction. […] Une batterie de moyens sont mis en œuvre pour entretenir une ardeur productive et consumériste aussi indispensable à la bonne marche du système que le pétrole ».
Mona Chollet

Le conformisme est le comportement de celui qui adhère aux règles admises par les autres ou qui se soumet au point de vue de celui qui représente l’autorité, même s’il est différent de celui de la majorité.
En général, on est conformiste parce qu’on a peur, parce qu’on a envie d’être tranquille, parce qu’on veut éviter les conflits, parce qu’on préfère faire bloc avec les autres, même si ça ne nous plait pas, juste pour ne pas diviser.
On peut être anticonformiste dans un régime autoritaire et conformiste à fond dans une démocratie..

Que ce soit dans une société ou dans un parti politique, trop de conformisme empêche tout changement.
Si dans un parti le point de vue du siège et des élus est admis comme seul légitime, les adhérents agissent par conformisme.
Si l’un d’entre eux veut aller dans le sens du changement, il est alors anticonformiste. Dans ce cas, on ne veut pas l’entendre, on l’exclut ou il s’exclut lui-même du parti.

Cependant, s’il rameute autour de lui d’autres membres qui se placent sous sa bannière, s’ils adhèrent au point de vue de la majorité des affiliés au groupe ainsi formé, ils se débarrassent à nouveau de leur esprit critique en suivant les règles établies par avance par cette nouvelle autorité dont la structure est prédéfinie avant de leur être proposée, et agissent par conformisme.
Le changement est de nouveau rendu impossible.

Dans certains partis politique...
« Plus gros c’est, mieux c’est! »
Ainsi, des militants peuvent intégrer un groupuscule interne minoritaire qui affiche une intention de changer le fonctionnement de tout le parti.
Lorsque l’idée est en rapport avec leur conviction individuelle du moment, ils décident d’afficher une union telle qu’elle leur interdit de voir que celui qu’ils ont choisi (pour révolutionner l'ancien fonctionnement) use lui-même des pratiques dont ils s’insurgent.
Et les nouveaux membres l’admettent sans plus réfléchir que ça.
(°o^...

Mais alors, comment nous défendre contre ces politiques qui utilisent nos convictions pour leur seul profit ?
Certains outils nous aideront à développer notre comprenette pour mieux défendre nos convictions face à un certain conformisme.

L’expérience de Salomon Ash montre que le conformisme pousse les sujets à donner une fausses réponse quand pourtant ils sont en désaccord… Juste parce que la majorité des autres sujets ont donné la réponse fausse.
Expérience de Ash - Pensée unique
envoyé par Picchu. - L'info video en direct.
...

L’expérience de Milgram sur la soumission à l’autorité montre comment les dictatures peuvent fonctionner et faire accomplir à des êtres humains des actes avec lesquels ils sont en désaccord.
Milgram, Soumission a l autorité
envoyé par eloha666. -
Et d’autres conseils et expériences que vous retrouverez dans cet ouvrage très utile
« Petit cours d’auto-défense intellectuelle » de Norman Baillagson.

18:09 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (28) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : conformisme, anticonformisme, expérience de ash, expérience de milgram, petit cours d'auto-défense intellectuelle
31.05.2009
La grippe porcine
"Pourquoi y mentent"
Je la trouve géniale !
Elle a aussi une opinion très personnelle sur la loi hadopi...
13:43 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la grippe porcine selon benedicte
24.05.2009
La violence au collège

J’ai travaillé comme surveillante dans un collège sensible. C’était très difficile pour moi au début parce que je n’avais pas la connaissance du fonctionnement de ces jeunes « des quartiers. » Les enfants étaient difficiles à maîtriser et j’étais parfois très choquée par le comportement des profs et des surveillants avec eux. Parfois, aussi par certains parents qui menaçaient les profs ou surveillants pour une heure de colle infligée à leur petite chérie.
J’avais ma vision personnelle de la vie du collège, transmise par mes propres enfants. Alors, à la première réunion parents/professeurs, celle qui donne le ton, celle où l’équipe des enseignants et celle de la vie scolaire rencontrent les parents, je suis restée mal à l’aise.
Lors de cette réunion, le principal, globalement, n’a parlé que du règlement et des sanctions. Ses paroles sonnaient comme une menace mis à part qu’il exprimait son souhait de voir le quota du BEPC s’améliorer. J’attendais autre chose, il manquait quelque chose.
Alors, à chaque fois que j’en ai eu l’occasion, à chaque fois que j’ai eu la possibilité de parler avec des parents qui entraient, angoissés, ou déjà sur la défensive, parce qu’ils étaient appelés par le principal, je leur disais.
« Lorsqu’un enfant entre au collège, c’est un grand changement. L’équipe des enseignants, de la vie scolaire sont là pour les aider à réussir. L’enfant a besoin d’eux et de ses parents. On doit être soudés dans cet objectif.
Les parents, même s’ils n’ont pas toujours la capacité de suivre le programme, doivent montrer qu’ils sont attentifs. Ils peuvent prendre régulièrement le carnet de correspondance, vérifier s’il n’y a rien à signer, controler l'assiduité. L’élève saura qu’ils suivent.
Ce carnet n’est pas limité aux notes et aux heures de colle. C’est le lien qui leur permet aussi de demander un rendez vous de communiquer avec nous… » Enfin des propos dans le genre, je pensais sincèrement qu’il fallait leur faire passer ce message…
Et ces quelques parents là, par la suite, passaient me dire un mot de temps en temps et m’expliquaient que ça marchait. Leurs enfants se tenaient finalement tranquilles en perm… En tout cas, avec moi.
Les autres surveillants me disaient que ça ne servait à rien, que je discutais trop, que les gosses ne comprenaient que les cris, les sanctions… Ils se fichaient souvent de moi quand je discutais avec les gosses. Certains gosses leur donnaient raison, c'est vrai... et j’ai appris à crier plus fort qu’eux parfois, d’autres non.
Alors oui, pendant les récréations, il y avait des bagarres très impressionnantes. Je fonçais, attrapais ces jeunes par le col, m’interposais en force dans la mêlée. Là, quelqu’un criait « C’est Françoise ! » juste pour éviter que je prenne un mauvais coup tellement ils se débattaient pour continuer. Ils se laissaient amener chez le cpe en me respectant, sans aucune violence envers moi.
Parfois, ils s'amusaient à faire semblant, juste pour me taquiner et me voir traverser la cour en courant avec mes talons...
La majorité des élèves de ce collège avaient le comportement normal des ados de tous les autres collège, même celui de mon vieux CES de province.
Bien sûr, il y a des gosses dangereux à un moment donné. J’ai même eu l’expérience d’un jeune, un peu simplet, qui m’a agressée, et j’ai évité de peu de me retrouver bien esquintée.
Le principal, malgré les témoignages des autres gosses, n’a pas voulu le sanctionner par un conseil de classe. Juste parce qu’un autre surveillant l’avait bousculé et humilié injustement quelques semaines avant, et il avait peur que ça ressorte…
Par contre, 15 jours après, il l’a fait parce que ce gosse venait au collège avec un couteau…
Et pourtant, il me faut déclarer que j’ai vu souvent des comportements de professeurs et de surveillants tout aussi inquiétants que ces dérapages de jeunes.
Oui, il y a des profs et des surveillants formidables, qui ne plaignent ni le temps, ni le travail pour aider ces gosses. C’est vrai qu’ils sont très durs pour la discipline, qu’ils crient, qu’ils s’imposent d’une manière que je ne saurais appliquer. Cependant, ceux là sont justes et respectueux. Les gosses ne s’y trompent pas.
J’ai vu une prof passer tout le début de ses vacances à négocier pour que ses excellents élèves entrent au lycée qu’ils avaient choisi et qu’ils méritaient… Je connais un CPE qui sait faire passer le message et transformer un enfant en un seul entretien en tête à tête, même le plus dur.
Et bien sûr, pour d’autres gosses, ça ne sert pas à grand-chose parce qu’ils sont déjà largués dans leur vie.. Mais ils reviennent voir ces profs ou cpe qui représentent quelque chose d’important pour eux, longtemps après leur départ…
Il y a d’autres enseignants ou surveillants qui ont un comportement odieux, injuste, méprisant, qui humilient les gosses sans raisons, comme pour se défouler ou par bêtise.
Injures, grossièretés venant d’adultes… Oui, j’ai assisté à ça aussi, souvent. Et ces adultes là ont droit au retour du bâton… Et c’est l’escalade… Ils lancent le ton et s’insurgent ensuite contre les conséquences.
Je suis persuadée qu’il y a un truc à faire face à la violence dans les collèges. Et que ça ne passe pas par une police spéciale.
Pour moi, ce serait une sorte de contrat entre parents, enfants, enseignants, vie scolaire, avec le parti pris du respect et de la réussite. Un contrat que chacun s’engage à honorer dès qu’il met le pied dans le collège…

A la fin de mon contrat, le jour où j’ai quitté ce collège, je pleurais dans ma voiture parce que je les aimais ces gosses. Un coup de klaxon m’a sortie de ma torpeur. Une voiture me coursait, bondée d’ados… et la maman au volant me criait souriante :
« Vous savez, vous allez leur manquer ! »
Parfois, dans la rue, il y en a un qui hurle mon nom et vient me raconter sa vie. Et je suis contente de constater que la plupart du temps, ça se passe bien.
16:10 Publié dans Politique, Société | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, société, violence au collège, parents, enfants, enseignants, vie scolaire, surveillants, agression, dialogue
15.05.2009
L’œil à l’écoute
Trois filles nues rue Montorgueil qui hurlent « Baby ! Baby ! Baby ! » C’est le nouveau message des femmes qui se veulent libres. Ni putes, ni potiches il parait...
On n’appréciera peut-être pas la musique, ni les paroles de la chanson (nul). Et je ne sais pas ce qu’en penseront les féministes. En tout cas, elles font un malheur sur la toile. Quelques marcheuses embauchées pour faire la promo d’un groupe électro.
Quand je pense qu’on censure la cigarette de Coco…
Make The Girl Dance "Baby Baby Baby" ( official video )
envoyé par placeblancherec - Regardez la dernière sélection musicale.
Le mois dernier, ce sont Matt and King qui ont donné le ton avec leur striptease à NYC. Au moins, ce sont les artistes eux même qui se déshabillent. Et ça ne finit pas très bien…
Cependant, je trouve cette vidéo plus intéressante. On voit le trac dans les yeux de la femme et une sorte de force en même temps. Les passants sont amusants aussi… En plus, ils ont tourné ça en plein hiver… La police ne leur a pas fait de cadeau...
Et la mélodie a un certain charme...
Question : Est-ce que se mettre nu permet d’être mieux entendu ?
Certains y auraient peut-être intérêt…
Le 22 juin...
A propos de la vidéo "Baby Baby Baby de Make the girl dance." Trois jeunes Londoniens ont décidé de ne pas se laisser impressioner par les minettes... Les hommes aussi sont courageux ! Enfin... Plus pudiques tout de même...
J'aime bien les effets de couleur peau/slips
Ils devraient me donner l'adresse de leur salle de gym...
Plus sensuel que les précédentes tout de même
La prochaine fois, ce sera François, Corinne et Marielle ... C'est peut-être bon pour gagner des voix dans l'fond....
19:13 Publié dans Actualité, Société | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : se mettre nu pour intéresser, l'oeil à l'écoute, baby baby baby, montorgueil, streapt, réponse de shirazteam, reksider musik






