29.11.2008

Fascination

Sans commentaire...

 

C'est pas bon.jpg

27.11.2008

SDF, vous peut-être... demain

Hier midi, je rentrais, pressée. Mon regard a balayé la rue. Et puis, quand même, un sursaut, et j’ai regardé.

A deux mètres de moi, sur le perron d’à côté, un homme était couché. La tête sur une marche, les jambes en travers du trottoir. Il semblait dormir au soleil.

Je voyais les gens courir autour. Chacun sa petite vie. Il y avait même un policier qui racontait sa vie à un collègue un peu plus loin « Ben oui, va falloir que ça change, c’est pas ma femme qui va faire la loi… »

Une maman a fait passer sa fille sur l’autre trottoir et moi… J’ai hésité.

Et puis je me suis avancée et carrément timide en plus je lui ai demandé:

« Monsieur ? Tout va bien ? » pas très fort… Alors il n’a pas bougé.

Les gens me regardaient drôlement et tant pis. Je lui ai touché un peu l’épaule et j’ai parlé plus fort

Là, il a ouvert les yeux.

Je ne m’attendais pas à sa réaction. Il m’a dit très vite, sans bouger : « Fous le camp, ils vont m’obliger à partir »

Je suis repartie comme une voleuse. J’étais mal.

Tout à l’heure, j’ai préparé une pièce de 2 € avant de passer devant l’homme Sans Domicile Fixe qui se tient tous les jours à côté de « la tarte Julie » et que j’évite parfois avec culpabilité en me disant « On ne peut tout de même pas donner à chaque fois ! »

Et j’ai reçu son salut habituel, son sourire habituel, sa demande de tabac habituelle, je lui ai filé le paquet.. Je voulais parler avec lui, je n’y suis pas arrivée. Une sorte de pudeur.

 

Il y a quelques années, du jour au lendemain, j’aurais pu vivre cette rupture. Ça va vite ! Plus de boulot, plus d’appartement, l’un dépendant de l’autre et cette fierté qui m’empêchait de demander quoi que ce soit… Et puis le pire a été évité, un coup de chance.

Aider ces personnes en difficulté, c’est l'urgence oui...

Et puis surtout, trouver le moyen de permettre à chacun de vivre sous un toit dignement… Parce qu’une politique publique basée sur l’aide aux SDF n’aurait plus lieu d’être si le système tenait compte de tous pour le travail et le logement.

Ce refus de certains de se rendre dans ces foyers, on peut le mettre sur le compte de violences qui y règnent, c'est vrai. Une femme m’a raconté un jour comme elle avait été frappée et dépouillée une nuit à l’armée du salut.

Pourtant, il me semble qu’il y a aussi une raison en rapport avec la pudeur. Enfin je crois…

 

Si vous le voulez !

28/11/2006...  Deux ans déjà... Il savait déjà exactement ce qu'il allait faire, il nous l'a dit.

"Mes chers amis, tout est possible si vous le voulez !

Nous allons étonner le monde !

vous-le-voulez.jpg
Oui ! Je le veux !
Bon, il l'a dit il l'a fait !