19.11.2009
Celle que je ne suis plus pour être qui je suis
Me voici taguée par ThierryP. Lui qui fait si bien tout ce qu'il fait n'a aucune idée de la difficulté que j'ai eue pour situer, parmi tous mes souvenirs, ceux de l'année de mes 23 ans. Et puis finalement je m'en souviens.
En ce temps là, je découvrais la liberté et je sentais que tout était possible. J’avais une croyance que je formulais dans ma tête à chaque fois que je me trouvais à un croisement de chemin et que je m’engageais vers l’inconnu :
« Je m’en sortirai toujours. »
Parfois, elle variait suivant les évènements et devenait :
« Tu n’as pas le choix. En attendant, enfonce la tête entre les épaules et avance »
Je souris aujourd’hui lorsque je lis ce petit mot de ma mère qui, à lui seul, m’a ramenée presque trente ans en arrière :
« (…) Je vais mettre dans une valise tout ce qui t’appartient, du moins une partie, car tu n’es pas riche mon petit cœur mais ce que tu possèdes remplit plus d’une valise (…) »
A cette époque, il fallait construire ma vie, affronter tout ce qui m’épouvantait après avoir franchi le pas, je venais de divorcer. Jusque là, je m’étais efforcée de me soumettre à une morale puritaine, à des règles que je m’étais imposées je ne sais trop pourquoi et qui m’obligeaient à me refuser tout ce que je désirais.

Quand, au volant de ma « Rallye II » j’ai jeté un dernier regard sur l’immeuble avignonnais qui avait abrité ces quelques années de mariage si ternes et si débilitantes, je me souviens d’avoir prononcé ces trois mots avec force :
« Plus jamais ça!»
Un petit tour à Bordeaux pour déposer mes bagages, une visite aux copines de lycée…
... Et une nuit de larmes parce qu’en les retrouvant, j’ai pris conscience que j’étais vieille. La seule fois de toute ma vie où j’ai pleuré sur ma jeunesse perdue…

Un petit passage à l’ANPE et me voici fonctionnaire pour 15 jours à l’URSSAF Bordeaux Lac. Puis 3 mois, puis 6 mois… Fuite vers Avignon avant de recevoir la lettre qui m’invitait à travailler comme titulaire dans cette administration…Il faut être dingue pour refuser ça… Et j’ai vite trouvé un emploi dans la vente de salles de bains pour échapper à l’ennui des commérages féminins dans les bureaux de la fonction publique.
J’aimais Avignon, j’étais libre, autonome. Une petite 2cv avait remplacé la Rallye 2, j’avais un joli petit appartement meublé surtout de caisses, un flirt artiste… Et puis je me suis frottée à un monde qui m’était étranger, un monde où l’on réfléchit autrement, où l’on s’intéresse aux autres et à ce qu’ils font, où l’on partage ses idées en s’écoutant vraiment, où l’on travaille à se parfaire avec beaucoup d’humilité et de simplicité, un monde préservé habituellement du bavardage d’une petite vendeuse de salles de bains et qui l’accueillait pourtant en toute spontanéité. J’ai donc assisté à de nombreuses discutions de haut niveau, des débats, des repas qui m’enchantaient et durant lesquels je restais silencieuse la majorité du temps… Ainsi, j’ai évolué grâce à ces personnes en quelques mois comme jamais auparavant. C’est cette expérience qui m’a permis de repartir seule dans la vie avec la furieuse envie de vivre, d’apprendre, d’œuvrer pour autre chose que mon petit confort.

J’ai adoré la période qui a suivi où je courrais 3 km tous les matins et cumulais deux emplois : La vente de salles de bains la semaine et des chaussures le week end. Je sévissais deux nuits par semaine comme bénévole à SOS amitié. Un soir était consacré à des cours d’art dramatique tandis que les autres alternaient entre répétitions d’une pièce pour la troupe de théâtre que j’avais intégrée et les soirées" radio amateur" où je prêtais ma voix pour lire des recettes de cuisine, le courrier du cœur et quelques pubs.

Il y avait aussi ce passage bi-hebdomadaire chez mon ami Georges, sa femme et ses enfants qui furent ma famille d’adoption. Leur benjamine m’a dit plus tard que les soirs où Georges savait que je passerais après mes répétitions, il retardait l’heure du repas jusqu’à mon passage puis m’obligeait à prendre place à leur table en me disant:
« Pose ton cul et ne discute pas »
Georges est l’homme le plus brillant, le plus cultivé, le plus généreux, et aussi le plus grossier qu’il m’a été donné de rencontrer dans ma vie. Par fierté, j’ai évité de m’arrêter quelques fois pour ne pas m’inviter ainsi… jusqu’à ce que sa fille m’appelle pour me dire :
« Viens, passe, on s’ennuie quand tu n’es pas là »
Et c'est vrai qu'à l'époque les repas étaient animés et je me trouvais souvent seule à faire front à la famille entière avec mes points de vue déjà très originaux en toute chose.

Je préférais ne pas trop faire mes comptes tant la vie était dure malgré mon cumul de jobs (Je servais aussi de temps en temps dans un restaurant) et je me rappelle avoir calculé mon budget un jour. Rien à faire, lorsque je retirais mon loyer, mes charges, les impôts, le crédit de ma 2cv, il ne me restait pas assez pour acheter la demi baguette de pain qui était mon régime quotidien. Et si d’aventure je l’améliorais avec quelques légumes ou un steak ou s’il m’arrivait de craquer et de suivre mes amis au restaurant au prétexte « qu’il faut bien vivre » et puisque je ne savais me passer de parfum, je creusais mon découvert à la banque pour le plus grand plaisir de mon banquier qui n’attendait que cette occasion pour m’offrir son aide… Mais ça, c’est l’histoire de mes 24 ans, et ce n’est pas le sujet…

Qu'est-ce que je me suis amusée à cette époque !
00:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tag, l'année de mes 23 ans
24.10.2009
On ne peut rire de tout
Mais ça ne se commande pas...
23:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
23.09.2009
La chaîne où l’on se livre
Françoise m’a gentiment taguée. Il est donc question de se livrer, un peu, en répondant à 18 questions que vous retrouverez ici.

Le rouge me monte au joues au souvenir des nombreuses pages généreusement cornées des livres de mon enfance. Il faut dire que nous étions quatre sœurs à nous les partager. Chacune savait que le marque pages ne tiendrait pas deux heures après qu’elle aurait lâché l’objet magique. Il a suffi que je quitte le cocon familial pour marquer mes passages préférés d’une photo, d’un ticket de métro, d’un superbe signet ou d’une carte de visite.
Je me souviens encore du premier ouvrage que l’on m’a offert, une collection rouge et or, « Les malheurs de Sophie » de la Comtesse de Ségur . Jusque là, je n’en possédais (personnellement) qu’un dont je ne me rappelle plus le titre, ni le contenu, C’était mon prix, un grand livre rouge, remis par la directrice de l’école à la fête de fin d’année … Le prix de bonne camaraderie !
Aujourd’hui, si l’instant bain n’est pas propice à la lecture d’une série à plusieurs tomes, il m’arrive cependant de préparer une revue près de la baignoire, avec le secret espoir de lire un article pendant la pose d’un masque de beauté, ou en attendant que sèche mon vernis à ongles. La plupart du temps, je n’ai même pas une minute pour poser le masque de beauté.

Alors, pour lire les séries comme « Dune » de Franck Herbert, par exemple, j’ai besoin de plus de temps, de tranquillité, de paix… Et puis…après trois ou quatre tomes, je prends régulièrement conscience que l’œuvre a perdu tout ce qui m’avait séduite au premier volume… Et je m’arrête là. Je ne suis pas endurante en lecture, j’ai besoin de gourmandise pour lire.
Voilà plus de 20 ans que j’annonce qu’à la retraite… J’apprendrai à écrire !
Aussi loin que je m’en souvienne, j’écris dès que j’ai quelque chose à exprimer ou quand je suis témoin de scènes ou d’évènements originaux, de situations qui m’intéressent, qui ont une particularité que je veux conserver en mémoire. J’ai des notes partout ! Et je découvre ici ou là un petit carnet rédigé lorsque j’avais 15 ans, un conte pour enfants écrit à 20 ans et illustré par une amie, quelques nouvelles, quelques scènes cocasses gribouillées sur une page arrachée ou le dos d’une enveloppe et dont je suis seule à comprendre le sens tant je code mes notes lorsque je n’ai pas de papier sous la main.
J’ai aussi quelques disques durs ou disquettes plus ou moins bien conservés où j’ai parfois le regret de découvrir qu’un passage a été effacé.
J’ai aussi expérimenté l’écriture dans l’objectif d’écrire un livre… Plusieurs fois… Il y a quelques années, j’ai osé montrer mon travail à un ami professeur de Français qui m’a rassurée et guidée. J’ai pourtant interrompu ce premier manuscrit parce que la jeune fille à qui je le dédiais... s’en est allée … Et je ne m’en suis pas remise.
Plus tard, j’ai tenté quelques exercices de style. j’en garde quelques nouvelles dont je ne suis pas toujours très fière. Et puis… J’ai découvert le monde de la politique et je m’y suis remise. J’ai donc écrit « un livre » suffisamment étoffé pour intéresser un éditeur qui a pris connaissance du manuscrit. Et puis… J’ai évolué… Je l’ai relu et j’ai eu envie de faire mieux… Et puis… C’est le temps qui manque.
Je prête mes livres en sachant qu’on ne me les rendra pas. Ma bibliothèque se vide au fur et à mesure que je la remplis et que mon fils agrandit la sienne.
Il y a un livre dans ma bibliothèque qui perd ses pages dès que je l’ouvre. Ce n’est même plus la peine de les recoller. C’est un petit livre de poche que j’ai acheté chez un bouquiniste du cours Julien… Je rencontre ainsi mes lectures, en flânant dans les bibliothèques, les librairies, ou chez les bouquinistes. Il m’arrive d’y entrer dans un but précis et, au fil des rayons, des titres, des mots lus ici ou là, ou en ouvrant un livre au hasard, j’oublie l’objet de ma visite… Et c’est ainsi que j’ai rencontré "Nadja" d’André Breton. Ce petit Folio était déjà en bien mauvais état. . Il s’est ouvert à la page 77 et j’ai lu :
« Ce que Nadja fait à Paris, mais elle se le demande. Oui, le soir, vers sept heures, elle aime à se trouver dans un compartiment de seconde du métro. La plupart des voyageurs sont des gens qui ont fini leur travail. Elle s’assied parmi eux, elle cherche à surprendre sur leurs visages ce qui peut bien faire l’objet de leur préoccupation. Ils pensent forcément à ce qu’ils viennent de laisser jusqu’à demain, seulement jusqu’à demain, et aussi à ce qui les attend ce soir, qui les déride ou les rend encore plus soucieux. Nadja fixe quelque chose en l’air : « Il y a de braves gens. »

J’avoue oublier souvent le nom de l’auteur. Je le rencontre a travers ses écrits et cela me suffit. Après une lecture cursive, je fais une relecture et parfois même beaucoup plus au fil des ans. Et je découvre à chaque fois un peu plus. Je parle rarement de œuvres que j’ai lues, je ne sais pas en parler. Et je les offre sans commentaire, juste pour laisser l’autre les vivre à sa façon
J’aime ces soirées en solitaire, dans le silence de la maisonnée, assise dans un bon fauteuil devant la cheminée, en compagnie d’un bon livre. Et oui ! ce fauteuil est témoin de certaines soirées passées à lire aussi quelque roman libertin dont je n’avouerai pas ici le titre.

Et je ne peux imaginer ce que serait un livre idéal car ils le sont tous au moment où je les désire, où je plonge dans les pages qui m’emportent dans un ailleurs qui me ravit.
Je peux aussi parcourir quelque best seller politique en dévorant un sandwich à la terrasse d’un café , pendant la pause déjeuner.
De plus, lorsque j’entame la lecture d’un roman, même le sommeil ne m’empêche pas de l'achever. Je le lis jusqu’au bout! Pourtant, je dois avouer que deux ou trois bouquins ont eu sur moi un effet soporifique certain : un "essai sur les voyages " à l’époque de mes études et « La Montagne de l’âme » de Gao Xingjian. Je ne sais pas pourquoi !
Aussi, je les lisais volontairement les soirs où je ne trouvais pas le sommeil et je les ai offerts généreusement à quelques insomniaques de mes amis sans avoir jamais pu dépasser la page 147…
Pour ce soir, j’ai posé un livre sur la table, ouvert à la page cornée 164 :
« Ce qui fait que peu de personnes sont agréables dans la conversation, c’est que chacun songe plus à ce qu’il a dessein de dire qu’à ce que les autres disent, et que l’on n’écoute guère quand on a bien envie de parler… »
Sentences et maximes de Morale par Monsieur De La Rochefoucauld 1663
Au tour de Dr No , Walid , Eric et de Lucia et Fabio
18:58 Publié dans Blog, Livre | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lire dans son bain, ecrire un livre, corner les pages, nadja andre breton, lecture inavouable
26.07.2009
Vivacité

Il y a des jours, comme ça, où l’on se dit que l’on a de la chance.
Ce jour là, la personne que l’on aime va bien.
Un petit déjeuner copieux sur la terrasse, un repas entre amis où la joie est de mise, les plats joliment décorés, des fleurs, de l'amitié, de la joie, un geste, un regard, une belle énergie… tous ces petits rien qui nous disent...
« Oui, c’est possible, battons nous… »
19:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : choisir de guérir, se battre, gagner
05.07.2009
Statistiques et humilité…

Voici les principales données statistiques de mon blog recueillies pour le mois de juin 2009
Visites : 1775 (contre 1199 pour le mois de mai)
Pages vues : 6309 (contre 3696 pour le mois de mai)
Visiteurs uniques : 639 (contre 464 pour le mois de mai)
Jour le plus actif : 12 juin avec 730 pages vues

Origine des visites : 80% en adresse directe ou depuis un moteur de recherche, (dont 10% depuis un moteur de recherche) 10% en provenance d'autres blogs, depuis un lien sur une page externe, 10% d'origine inconnue.
C’est sympa de voir que l’on ne s’arrête pas à la page d’accueil quand on tombe sur mon blog… Peut-être même, si l’on observe les origines des visiteurs, on peut s’autoriser à penser que l’on vient exprès lire certains articles…

A noter que certains billets assez anciens sont encore lus plusieurs fois par semaine.
Modem pourquoi revenir ***
L’affaire marseillaise **
Modem consultation pour les nuls *
Avec une mention spéciale pour
Histoire de ma révolution ********
Bon, il faut me faire une raison, ce n’est pas demain que j’influencerai le monde…
Mon orgueil en a pris un coup là. Je préférais quand je ne détaillais pas mes statistiques, je croyais alors que j’étais une vedette !
Et bien non...

13:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : statistiques blog françoise blanche juin 2009, influence d'un blog, humilité
30.03.2009
Françoise Blanche et les sept blogs
Aurélien m’a taguée…

Il faut donc que je sélectionne 7 blogs que j’aime… Et il y en a bien plus où je me rends avec une petite excitation, en me demandant : "Qu’est-ce qu’il ou elle a bien écrit aujourd’hui ?"
Comme je ne peux pas tous les citer, je vais laisser mes doigts filer sur le clavier, suivre mon goût du jour, et vous nommer les sept blogs que j’ai envie de visiter ce matin.
J’y passe beaucoup de temps. J’aime le choix de ses sujets, ses analyses, sa culture, le choix de ses illustrations aussi. Je vous recommande « les jeudis d’Edgar. »
J’apprends beaucoup sur ce blog et je m’y sens comprise... Un réel partage entre Aurélien et ses visiteurs. Je crois que c’est celui que je préfère entre tous.
Très différent. J’aime son ton, sa provocation pure exprimée avec humour, finesse (parfois pas vraiment lol), et sensibilité. Je suis toujours agréablement surprise par le choix de ses sujets et… de ses illustrations. J’aime sa culture, ses positions franches, même s’il m’arrive de le trouver trop borné
Il l’avait fermé un temps et je crois que Madame Spaulding l’a obligé à s’y recoller pour notre plus grand plaisir.
Il s’exprime avec légèreté, humour, bonne humeur et une simplicité que j’aime beaucoup.
Ne vous y trompez pas, il ne fait pas toujours des cadeaux et ses attaques sont aussi un vrai régal…
Un blog absolument original, (pour moi, c'est de l'art) des sujets pertinents, un style inédit qui nous fait voyager dans le temps, l'actualité... avec un parfum italien. Il m’arrive de tenter un essai de chronique dans ce style et je n’arrive pas à rendre ce que j’aime justement trouver dans ces articles particulièrement « vénitiens »
Ou l’art et la manière de s’informer en y prenant plaisir. Un blog où je découvre, je m’instruis. Un incontournable lors de mon tour de la blogosphère. Les sujets y sont variés et toujours argumentés avec l’intelligence que j’aime. J’y trouve aussi ces notions de respect, de partage qui me sont chères
Je ne m'y rends pas avec un sentiment de gourmandise, question de climat...
En tout cas, je le visite souvent parce qu'il est intéressant. Parmi la profusion d’analyses et d’informations (il fournit un travail dingue, complet et technique, fouillé) je trouve, de temps en temps, un sujet à ma portée.( Parfois, aussi, je suis un fil de commentaires particulièrement croustillants.)
C'est un blog plein de trucs à découvrir
Dans un tout autre style, ce blog m’enchante et me fait rire. Allez-y, fouillez, suivez les liens et… Constatez à quel point… La politique… Ce n’est pas sérieux !
...
Et puis Zut !
Il y a d'autres blogs que je devrais citer, Canard à l'orange, hypos, BGR (qui semble faire une pause, dommage), entre Crau et Camargue, qui est relooké depuis peu et source d'informations sur la vie du Modem du coin... Et Walid qui recommence à user de sa plume.. Découvrez aussi mon coup de coeur
Enfin plein quoi ...
Les 7 cités qui veulent sont tagués !
14:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (27) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tag, chaîne, blogs préférés, françoise blanche
22.02.2009
Condamnée à dépenser

Condamnée par Aurélien, je suis d'abord restée interdite. Il m'a fallu un instant pour me mettre en situation parce que je n'avais jamais envisagé qu'à ma dernière heure, je puisse être obligée de penser à l'argent. Alors voilà...
Il me reste 500 secondes à vivre, mes enfants sont près de moi et j'ai 500€ à dépenser.
Pas le temps de faire du shopping, pas le temps de faire livrer un festin d'adieu, pas le temps de déposer cette somme sur le compte épargne de mes chérubins. Juste le temps de dépenser cette somme de la plus belle manière.
Alors vite, je leur demande leur aide. Ma fille va chercher une enveloppe, mon fils glisse les billets dedans, la ferme, la dépose par terre, nous la piétinons, nous la salissons et nous invitons notre petite voisine de 12 ans à faire une promenade.
Ma fille passe devant, mon fils distrait la petite Marie pendant que sa soeur jette l'enveloppe sous son pied. La petite Marie ramasse l'enveloppe et l'ouvre devant nous.
Plus que quatre minutes, j'ai juste le temps de voir sa mère lui ouvrir la porte. J'aperçois les matelas à même le sol, et je l'entends s'exclamer : "On va pouvoir acheter une cuisinière, une poussette pour Darius !
Plus qu'une minute, juste le temps de voir mes enfants rayonnants, émerveillés de voir tant de bonheur pour une petite enveloppe anonyme...
La vie est belle !
Alors j'ai tout pouvoir pour offrir 500€ à d'autres victimes.
Je choisis d'explorer un peu.
16:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tag, précarité, pouvoir d'achat, générosité, éducation
19.02.2009
Elle m'a taguée
Marie Laure m'a taguée et m'invite à publier la 6ème photo de mon dossier le plus récent.
Ouf ! Je l'ai échappé belle parce que, la 5ème, je l'avais ressortie pour Marie Thureau en promettant de ne la publier sur mon blog que si Gilles Artigues était tête de liste du Grand Sud-est. C'est dire comme je savais à l'avance ce que déciderait notre siège...
Quant-à la 7éme, elle représente un bouquet très coloré... de pieds!
Photo prise sur le vif dans le métro. C'est mon côté artiste...
Et puisque je suis joueuse, je joue le jeu.
La 6éme photo entrouvre la porte de mon intimité sans en révéler l'essentiel cependant. (On aurait pu dire ça de la 5ème aussi lol)
Elle vous dévoile une femme bien éloignée de celle aux cheveux bleus que j'ai placée sur mon profil. A bien y regarder...
Elle a été prise par erreur, alors que je manipulais mon nouveau portable.
Je me demande parfois si le hasard existe...

En tout cas, il me faut taguer six personnes . Aussi, j'ai décidé de taguer des blogueurs qui m'intéressent tout en restant mystérieux sur le plan humain, pour moi...
13:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
28.01.2009
Jeudi 29 janvier
23:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grève des blogs





